27/08/2015

Finlande route 170

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 Randonnée Helsinki - Vaalimaa

28/07/2015 - 10/08/2015

Après 3 heures de Ferry depuis Tallinn on arrive a Helsinki, capitale finlandaise. Dans le bateau on a été assez impressionné de la quantité d'alcool que les finlandais ramenaient d'Estonie. 5 à 6 pack de 30 bières de 50 cl, mais aussi des cartons de 20 bouteilles de Vodka, une belle réserve pour l'hiver finlandais.
Quand on a vu les prix en magasin, on a rapidement compris. Il suffit d'acheter 2 ou 3 pack de 30 bières pour rentabiliser les 25 Euros du ferry !

L'objectif est de rejoindre la frontière à pied depuis Helsinki. Malheureusement, la région que nous voulons traverser ne contient que très peu de parc nationaux, donc notre itinéraire suivra la route 170 jusqu'à la frontière Russe, 200 km.

L’Estonie nous avait mis au parfum, mais là c'est un cran au dessus, l'été en Finlande, c'est l'automne dans le sud de la France avec la pluie en plus. Pendant ces deux semaines de marche le temps était vraiment pourri, un peu de soleil de temps en temps, beaucoup de pluie, des températures entre 10 et 20°C. Mais d'après les Finlandais que nous avons rencontrés, il n'avait jamais eu un été aussi mauvais.

La route 170 que nous avons suivie est plutôt agréable, elle traverse de grandes forêts, la plupart du temps, il y a une piste cyclable à quelques mètres de la route. Le finlandais aime le vélo, tout le monde le prend pour se déplacer. Personne n'attache son vélo, l’honnêteté est une caractéristique dominante chez le Finlandais.


Avec le mauvais temps, viennent aussi les moustiques. Dans tous les recoins ils sont présents, de jour comme de nuit, au lever comme au coucher du soleil. A certains endroits il y a une telle concentration que c'est un nuage permanent autour de nous. Notre moustiquaire ne nous a jamais été aussi utile.
Ce n'est pas le seul insecte qui  pique, il y a des petites fourmis rouges, très agressives. Jérôme s'en souvient encore, un soir on trouve un endroit plutôt sympa pour dormir, avant de monter la tente on se repose 5 minutes, sans trop regarder par terre. Quelle erreur, Jérôme assis en plein sur un passage de fourmis s'est fait mordre par des dizaines de fourmis. Ce qui lui a valu de belles rougeurs et la sensation d’être assis sur des orties.
Ce fut presque un mal pour un bien, car nous avons trouvé une autre place pour dormir avec une belle surprise. Un champs de framboises sauvages. On a pu en ramasser au moins 1 kg en moins d"une heure. Un fabuleux dessert !



Cette petite randonnée de 200km sur 14 jours a été plutôt tranquille, on marchait environ 4/5 heures par jour, entre 15 et 25 km. Quand la pluie était trop forte, on s'abritait sous les abris bus ou dans des granges abandonnées. Le seul gros point noir, c'était l'eau potable. Pas un robinet dans les nombreuses villes traversées.
Même au bord des stades, des jeux pour enfant, des écoles, rien. Un paradoxe dans un pays aussi pluvieux. On a été obligé de boire dans les lacs avec notre filtre et de demander de l'eau dans les bars et stations services.
Sur le chemin on a dormi la plupart du temps sous la tente et parfois dans des cabanes/abris en bois. Parfait pour se protéger de la pluie.
Le soleil à cette période ne se couche quasiment pas. De 4 heures du matin à 23 heures il fait plein jour et la nuit n'est pas vraiment noire. Un peu fatiguant au début, mais on s'adapte vite. Surtout quand on est fatigué de la journée, on dort bien.

Pour manger, vu les prix exorbitants dans les magasins, notre menu quotidien était composé de saucisse ( 400gr, 1€), pain, yaourt à boire, flocon d'avoine. Entre 5 et 7 € pour 2 par jour. C'était pas du trois étoiles mais ça suffisait pour nous donner de l'énergie.


Un soir, près de la frontière russe on a dormi dans un camping perdu au fin fond d'un petit village. Le prix lui n'était pas petit, 20 €. Aussi cher que la cote d'azur. En attendant que Jérôme finisse sa douche, un vieil homme, bien bourré commence à me parler. D'habitude j'abrège et je me détourne, car l'autochtone bourré est à éviter. Mais cette fois, il avait l'air d'avoir un bon fond. Mon instinct ne m'a pas trompé. Il nous a offert à boire, notre première en Finlande. Mais le plus beau fut ces magnifiques chanterelles cuites avec une noix de beurre. Une belle assiette chacun. Merci.
 
Ce fut un des rares échanges avec un autochtone. Car tout au long du voyage on a eu l'impression que le Finlandais avait légèrement peur de nous. Un jour, à l'abri de la pluie sous un pont, certaines personnes ont fait demi tour en nous voyant.
Les finlandais n'aiment pas les russes, à chaque mention du mot Russie ils s'exclamaient : les Russes sont des voleurs, des menteurs, quand ce n'était pas des insultes.
Sinon pour finir avec le finlandais, on peut dire qu'il ne craint pas le froid. Même à 10° il se baigne, de jour comme de nuit. Lorsqu'il pleut, il attend patiemment dans sa voiture une éclaircie et prend un bain éclair.
On a souvent suivi le mouvement, mais c'était principalement pour nous laver après une journée de marche. On a quand même pris un bain dans la mer baltique, 17° et très peu salée.

Au final, ces 14 jours en Finlande ont été à la fois durs et ressourçants. Dur à cause du temps, des moustiques et de l'eau potable. Ressourçant car notre rythme de marche a été tranquille et nous a permis de nous reposer.

La suite en Russie !
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16/08/2015

Les pays baltes en stop

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Riga

24/07/2015
A la frontière lituanienne, avec notre panneau direction Kaunas, un couple nous appelle. Ils peuvent nous amener, cool. En discutant avec eux on apprend qu'ils vont à Riga pour une compétition canine, ils sont juges. Notre destination après Vilnius. On hésite, et finalement on choisit de zapper Vilnius et d'aller directement à Riga.

On traverse la Lituanie sans s'arrêter, le peu qu'on voit n'est pas terrible, il y a des vielles maisons, des vielles fermes et des champs. Nous voilà en 1930 !
Il n'y a pas d'autoroute et la route principale est en travaux. On met plus de 4 heures pour 350km.

Riga, la ville des jolies filles. Des mannequins à chaque coin de rue. Si vous êtes célibataire, c'est une bonne destination, à part si vous aimez les filles bien en chair. La fille qui nous accueille à l’hôtel, une fois les formalités faites, nous guide vers le dortoir, elle prend l'escalier avec sa mini jupe, on la suit avec une belle vue sur sa panoplie ! La lettone n'a pas froid !

On ne change pas les bonnes habitudes, bière, bon repas, une nuit et puis s'en va.
Ce pays n'est pas très cher, on a trouvé un resto de ravioli, 0.70€ les 100 grammes. Avec 3€ on est rassasié.

Riga n'a rien d'extraordinaire, c'est plus un grand village qu'une capitale.  Et puis le matin du départ à 7h l'alarme incendie de notre hôtel se déclenche, un bon réveil en fanfare. Aucun regret on part !

Tallinn

25/07/2015 -> 27/07/2015
Un taxi s'arrête et nous amène à Tallinn, gratuit bien sur. Jérôme ne change pas, il pique un petit somme. On suit la route du bord de mer, de grandes plages, plutôt agréables.

Une journée bien commencée mais qui ne se finit pas de la meilleure façon. Toutes les auberges sont pleines, normal on est samedi soir. On tente le bord d'un lac mais trop de moustiques, vraiment impressionnant, un avant gout de la Finlande. On se rabat sur le bord de la voie ferrée.

Le lendemain, pour remédier à tout ça, on se prend 2 nuits dans une auberge à 9€. La fatigue s'accumule et ces 2 jours de repos font du bien. On s’embourgeoise même en se payant des restos alors que l'auberge possède une cuisine. On pourrait se faire des bonnes coquillettes à l'eau !

Tallinn n'a rien de spécial, les filles de Riga ne sont pas là. Le temps n'est vraiment pas terrible, entre 15 et 20°C avec une petite pluie. Sympa l'été dans le nord de l’Europe.
Le matin du départ, en attendant les affaires que nous avons donné à laver, Jérôme se lance dans un petit solo sur le piano de l'auberge. Moment magique qui nous permet de rencontrer Etienne un voyageur Français qui a un parcours similaire au notre. Avec son pote ils ont traversé l'Europe en stop et ils devraient passer par la Mongolie et la Chine. On se croisera peut être plus tard.

On a plus de 10 jours d'avance sur le planning, on décide donc de quitter les pays bons marchés pour un pays bien cher la Finlande.



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La Pologne en stop

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Varsovie

21/07/2015 -> 22/07/2015
La Pologne le pays le plus simple pour faire du stop, magnifique.

A Frankfurt sur l'Oder, Allemagne, à pied en direction de la frontière, sans faire de stop, un baroudeur nous prend et nous laisse 5km plus loin, en Pologne. On rencontre 2 jeunes, qui font du stop en direction de Gdansk. On discute 2 min et on va se caler 200m plus loin.
40 min plus tard, une camionnette s'arrête avec deux voitures sur une remorque, on y croit pas trop mais c'est bien pour nous. Il nous dit qu'il va à Varsovie, ça tombe bien nous aussi. On pose les bagages dans une des voitures présentes sur la remorque. 450km et 5 heures plus loin on est a Varsovie. Jerome à dormi au moins deux heures. La fatigue s'accumule et l'envie de dormir en voiture est assez forte. Seul remède, parler avec notre chauffeur.

Quand on arrive en ville, la première choses à faire est de chercher du wifi afin de trouver une auberge de jeunesse pas chère. Le meilleur endroit c'est chez les ricains de Mc Do. Ils sont partout et c'est gratuit !

On passe 2 jours super à Varsovie, dans une auberge de jeunesse. On visite, on picole quelques binouzes et on bouffe pour quelques euros. En bas de notre auberge, il y a un bar avec 60 bières différentes à la pression, 2.50 la pinte. La Pologne c'est vraiment pas cher, 2 à 3 fois moins que le France.

Varsovie c'est plutôt joli mais un jour suffit pour les principaux sites touristiques. Le plus frappant c'est la différence entre le centre ville, qui ressemble à une cité plutôt moderne et la périphérie qui nous ramène 50 ans en arrière, avec des petites cases en bois, des paysans vendant le fruit de leur travail sur les trottoirs des rues.

Direction Riga

23/07/2015
Après 2 jours de détente, on repart direction le nord, les pays baltes. Le stop est plutôt facile, fini l'autoroute mais on avance bien. On attend jamais plus d'une heure. Sur le bord de la route, il y a des petits vendeurs de fruits et champignons sauvages. Sortir de Pologne nous aura pris seulement un jour.
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L'Allemagne en stop

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Dresden 

18/07/2015
En direction de Dresden, pour la première fois un  camion s’arrête: un chauffeur de poids lourd slovéne avec un camion immatriculé en Roumanie .

Pour franchir la frontière allemande j'ai dû me cacher car on a pas le droit d'être plus de deux dans la cabine d'un camion.
Il nous a laissé sur une aire d'autoroute, où on a pris une bonne douche et passé une nuit tranquille.



Et on est reparti sur Dresden pour faire du stop direction Berlin. Sur la route on ramasse notre dessert sur les arbres: poignées de cerises et de pommes sauvages.

Berlin 

19/07/2015

Arrivé à Berlin facile, un chauffeur pour 200km.
C'est vraiment une belle ville, plein de quartiers différents, pas mal d'artiste de rue.

On s'est fait contrôler dans le métro mais coup de bol cette fois là on avait acheté des tickets.

On a visité une longue partie du mur, l'east side gallery, 1300m de graphes et de peintures, vraiment beau. On voulait rester 2 jours mais les hôtels étaient pleins.

 Le destin nous pousse de nouveau sur la route, direction Varsovie.

Frankfurt sur l'Oder

20/07/2015
La suite allemande été un peu plus compliquée. A la sortie de Berlin,  une hippie sympa nous prend, sauf qu'elle nous laisse sur un petite route en direction de la Pologne. Difficile de rejoindre Frankfurt sur l'Oder, la dernière ville avant la frontière. Mais finalement on y arrive à 19h.

Plein d'espoir, on essaie même  de faire du stop pour Varsovie mais sans succès. On passe la nuit dans une petite forêt et lendemain, en route à pied en direction de la frontière.

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